29
février
2004 - NICE MATIN
Nathalie a osé.
A Sophia-Antipolis, elle a
créé sa société spécialisée
dans les produits dédiés à la
séduction, la sensualité, l’érotisme.
Un shopping ludique et sexy qui se décline
notamment, à travers des réunions à domicile
et au féminin. Invitation au plaisir.
Ce soir,
séquence plaisir. Plaisir d’acheter,
de se faire du bien, d’épicer les joutes
amoureuses. Nathalie Laing appelle ça le «moment
privilégié Piment rose », du
nom de la société qu’elle a créée
il y a un an, à Antibes. Spécificité :
le shopping érotique (lire par ailleurs).
Comment
se procurer la cinquantaine d’articles
polissons plus la lingerie très suggestive
? Par site internet, vente par correspondance et
surtout, réunions à domicile, selon
le principe de célébrissimes boites « Tupperware ».
Rue
Maréchal-Joffre à Nice. Immeuble
de luxe. Appartement assorti. La maîtresse
de maison, une artiste peintre, a préparé tourtes
et cakes. Histoire de se mettre en bouche. Nathalie,
elle, met en scène sur une table basse,
son cortège de produits. Tous ne sont pas
exhibés d’emblée. Il y a un
rituel de découverte progressive : « Au
fur et à mesure, on tourne les clés
du désir ».
Bien sous tous rapports
Une étudiante britannique est déjà là.
Blonde, fine, réservée. Coup de sonnette,
deuxième invitée : une belle femme
pulpeuse, la quarantaine. En voilà une autre,
brunette piquante en mini jupe. Elles sont mariées
ou ont un compagnon, sont mères, travaillent.
Ce à quoi elles vont assister ? Bien sûr
qu’elles le savent.
Pour autant, elles n’ont
rien de provoquant ou d’aguicheur. Des Madames
Tout-le-monde, qui ont envie d’explorer avec
un peu plus de profondeur, de sensualité,
et sans complexe, la carte du tendre. En solo ou à deux.
Exit
les hommes !
Jamais d’hommes à ces rencontres ? « Jamais.
Ils peuvent insinuer une gêne et empêcher
les femmes de s’exprimer librement, de se
lâcher, de rigoler, car il y a aussi un côté ludique
et complice à respecter ».
C’est donc sans mâle, que la gracile
Nathalie présente successivement soutien-gorge
ou corsets rouges lacés, strings noirs à pompons, à basvolet
en broderie anglaise (pour le fantasme soubrette),
nuisettes transparentes, encens, jeux, CD, etc.
Voilà des gourmandises : huiles, poudres
, baumes à la fraise, au chocolat, à la
vanille… « on les passe sur tout le
corps avec les mains ou une plume. Si, si, partout,
même sur les zones érogènes
et on peut goûter à volonté,
c’est comestible ».
Démonstration dans le creux du poignet.
Hummm
...
Ça papote, ça grignote, ça
commente : « Ah les boules de geishas, je
connais. Oui c’est top ». Oh qu’il
est mignon ce tube de rouge à lèvre.
Effectivement, c’est pour les lèvres,
mais ce n’est pas du maquillage et ça
vibre. « C’est un stimulateur. Dans
90 % des cas, les femmes n’atteignent pas
le plaisir sans la stimulation ».
Elle fait « bzzz » aussi la « coccinelle
rouge ». La bebête à Bon Dieu,
qui fonctionne à pile et à plusieurs
vitesses, comme beaucoup d’autres explorateurs
intimes, porte bonheur aux deux sexes.
D’un sac noir, jaillissent enfin le « dauphin
bleu » qui va sous l’eau, « Indiana
rose » crénelé, à la
recherche du point G, la spirale améthyste,
le rabbit rotatif bourré de perles pour
jouissance maxi. On ne parle pas de « vibros »,
mais d’objets coquins. Aucune réaction
offusquée de l’assistance. Encore
moins de bouche bée !
« Vous avez déjà utilisé ce
type d’accessoire ? » la brunette en
mini me considère avec la candeur inhérente
au noviciat : « Oui, mon mari est très
gadget ».
Dont acte
Christine RINAUDO .
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